Comment ne pas se lever le matin ?

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Je ne suis pas du matin, c’est un fait. Autant je me lève toujours de bonne humeur, autant sortir du lit est un véritable enfer. J’ai froid, je suis fatiguée, il faut affronter la journée, la pluie ou le vent (ou les deux) alors que je suis si bien blottie sous ma couette. J’aurais aimé vous donner la solution miracle, celle qui fonctionne à coup sûr mais je ne l’ai toujours pas trouvé. Par contre je peux vous faire la liste de tout ce qui ne fonctionne pas. Et elle est longue !

Se lever dès que le réveil sonne. Tellement plus facile à dire qu’à faire. La pire de toute. Dans le meilleur des cas, je ne me rendors pas mais grapille 5 minutes de plus, ce qui n’est pas grand chose en soit. Mais lorsque vous rajoutez 5 petites minutes, puis 5 autres, et ainsi de suite jusqu’à l’infini, cela donne facilement 1h voire 2h de plus. Je rêvasse, je planifie ma journée, je visualise ma tenue du jour en fonction du temps qu’il pourrait faire… En effet, je suis mentalement très productive dès le réveil mais physiquement à l’ouest. Enfin ça, c’est dans le meilleur des cas. Le plus souvent, je me rendors, pour longtemps.

Le café. Depuis que j’ai découvert le café en Italie, je ne peux plus m’en passer le matin. Je me suis créé une petite routine. Me lever, faire mon café et le boire tranquillement, profiter du silence et de la pénombre. Cette méthode a très bien fonctionné jusqu’à ce que je comprenne que ça fonctionne aussi très bien à 11h. Du coup maintenant, peu importe l’heure à laquelle je me lève, je me fais un café.

Installer une application Réveil sur son téléphone. J’avais téléchargé il y a trois ans un réveil où il suffisait de faire un certain nombre de pas pour l’éteindre. On pouvait aussi prendre une photo d’un lieu enregistré pour désactiver l’alarme, comme par exemple la salle de bain ou la cuisine. J’avais d’abord choisi la méthode de la photo, radical, il fallait sortir du lit, marcher et prendre une photo. Le premier jour, nickel. Le deuxième jour, impossible d’arrêter la sonnerie, même si je prenais exactement la même photo, à cause de la luminosité, l’application considérait qu’elles n’étaient pas identiques. Au bout de 10 minutes, rien n’y fait, j’éteins mon téléphone. Sauf qu’en le rallumant, l’application a cru que je voulais « éviter » le réveil » et j’ai du marcher 100 pas ou résoudre une énigme. Bon, c’est vrai que j’étais debout et bien réveillée mais énervée et j’ai quand même perdu un temps fou. Pas idéal pour bien commencé la journée. La fois suivante, j’ai préféré testé « les pas ». Pas de problème, je suis bien réveillée. Le lendemain par contre, j’ai marché puis je me suis recouchée 5 minutes… J’ai désinstallé l’application.

Programmer 4 réveils. Une valeur sûre apparemment. La première sonnerie a retenti. J’ai effacé les 3 autres et je suis restée au lit. En silence.

Mettre une chanson entrainante comme réveil et l’écouter en boucle, dans son lit.

Ne pas mettre de sonnerie du tout. EFFICACE. Je me suis réveillée à la lueur du jour, bien reposée avec mes 9h de sommeil réparateur, c’est la partie agréable. L’autre qui l’est moins, c’est de se rendre compte qu’on commence le travail dans 5 minutes et qu’il faut au moins 45 minutes pour s’y rendre. Je ne suis jamais levée aussi rapidement que ce matin-là.

Se lever à 6h et ne pas savoir quoi faire, ne pas avoir envie d’étudier non plus et se retrouver à regarder quatre épisodes de sex and the City, que je connais par-coeur évidemment. Sous la couette.

Penser à une activité stimulante, qui me motiverait à me lever dès que le réveil sonne. Tellement stimulante qu’elle m’empêche littéralement de dormir.

Mettre le réveil ailleurs, me lever, l’éteindre et me recoucher. #jenaiaucunevolonte

Ce qui fonctionne : train, avion, entretien, partir en vacances, un réparateur qui passe dans la journée (comme tu n’as pas envie qu’il te surprenne au saut du lit, la bouche pâteuse et toujours en pyjama, en train de prendre ton petit déjeuner à midi, tu te lèves à 6h car c’est sûr, à cette heure, il ne seras pas là, ce qui te laisse le temps de te rendre présentable. Fonctionne aussi pour le ménage : j’avais passé toute ma soirée à nettoyer et ranger mon appartement, même la salle de bain. Il venait pour une plaque de cuisson dans la cuisine.)

Lève tôt ou lève tard?

Photo de Jessica Lewis sur Unsplash

Pourquoi ce blog ?

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Voilà. Il est 11h39, je suis toujours en pyjama. On est mardi, je ne suis pas en vacances, je viens de regarder L’embarras du choix, une énième comédie romantique en prenant mon petit déjeuner, un café et une (grosse) part de gâteau marbré chocolat-banne. J’ai 30 ans, étudiante, célibataire et sans enfants. Voilà où j’en suis.

Tous les matins, je mets mon réveil à sonner à 6h30, 7h, 8h ou même 9h et tous les matins, je reste dans mon lit à m’inventer une vie presque parfaite, à m’imaginer où j’en serai dans quelques jours, quelques mois, quelques années. Je me vois vivre ailleurs, parfois ici. Je me dis que je pourrais tenter le PVT Canada ou retourner en Italie. Toujours nostalgique. Je me sens tantôt journaliste, tantôt écrivaine, un peu baroudeuse et souvent prof. Tout ça dans mon lit. Jusqu’à midi. Voire plus. Rarement moins. Les autres avancent, sans savoir vraiment où aller tandis que moi je suis incapable de prendre la moindre décision, de peur de faire le mauvais choix.

Sur la blogsphère, tout est beau, impeccable, les photos parfaitement mises en scène, au millimètre près. Les bougies, le chat, les magazines. Le beau, c’est bien mais pas quand c’est au détriment du vrai. Quand ça ne va pas? Elles t’écrivent un superbe article, comme 50 astuces pour s’endormir facilement quand on est insomniaque, pourquoi il est si important de prendre soin de soi, des autres et du monde, 13 conseils pour s’aimer enfin et se débarrasser de ses complexes, 22 gestes minimalistes pour ouvrir ses chakras. J’avoue, je généralise un peu. Et bien ce n’est pas mon cas, je n’y arrive pas et c’est d’autant plus frustrant que j’ai toutes les clés en main, le yoga, la médiation, lire, marcher… Je sais tout ça mais je ne fais rien. C’est culpabilisant. Tout parait tellement facile pour elles alors que pour moi, j’ai l’impression de devoir gravir le mont Everest. Non, pour certaines personnes, il ne suffit pas de prendre une infusion verveine, camomille et fleur de pissenlit et de se faire un masque au lait de coton le dimanche soir en écoutant des vidéos ASMR.

Il y a un an je suis allée voir un magnétiseur pour tenter de soigner mon anxiété, du moins l’apprivoiser. Il m’a dit que je gardais beaucoup trop de choses en moi et qu’il fallait que ça sorte, d’une manière ou d’une autre. Que je sois en colère ou triste, je garde le même masque sur le visage. Je fais semblant d’aller bien alors qu’à l’intérieur, je bouillonne. Au fond, je vais bien et c’est ça le plus frustrant. Je vais bien, je ne suis pas malheureuse, je ne me sens ni déprimée, ni dépressive. Je ne suis simplement pas épanouie. Il y a quelque chose qui bloque. Rien que pour terminer cet article et me lancer, il m’a fallu plus d’un an ! Je suis perfectionniste, beaucoup trop même, j’ai du mal à lâcher prise et à me laisser complètement aller. Il faut que les choses soient impeccables, carrées, les mots parfaitement choisis. C’est très difficile pour moi d’écrire sans filet, d’avoir l’impression de ne rien contrôler. Il parait qu’il faut sortir de sa zone de confort alors je me lance !

Article commencé le mardi 19 septembre 2017.

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